Propriétaire de dante

Ego

4 lettres…

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Perversion

Amour

Complicité

Sadomasochisme

Une jolie manière de détourner ces 4 lettres qui depuis hier définissent notre union.

« Pacs’e je t’aime »…

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Love in Paris…

Trois jours à Paris, quoi de mieux que la Ville Lumière pour fêter la Saint Sylvestre?

Nous avons bravé le vent et la pluie souvent réunis pour effrayer les touristes peu rassurés…

Mais comment aurais-je pu avoir peur tandis que tu faisais rempart contre le mauvais temps?

Nous avons commencé l’année en tête à tête…pour un dîner avec Notre-Dame pour seule compagnie (ou presque).

Des saveurs méditerranéennes, de la fraîcheur…pour alléger le menu d’un week-end qui était tout sauf diététique, mais quand on aime, on ne compte pas (les calories), dit-on…

Comment aurais-je pu avoir faim ou soif, quand chacun de mes désirs étaient devancés?

Un couple sur et sous les ponts de Paris, qui suivait un trajet décidé au fur et à mesure,

Nous suivions les lumières, les illuminations des fêtes, et remettions nos pas dans ceux laissés l’an dernier…

Sur les bords de la Seine, il faisait parfois tempête, mais comment aurais-je pu avoir froid, accrochée à ton bras?

Les monuments faisaient place aux vitrines, où les belles figées en poses alanguies nous faisaient parfois rêver…

De si jolies cuissardes, qui dessinaient sur ton visage un sourire gourmand (et qui me ravissaient tout autant).

Comment aurais-je pu trouver le temps long tandis que tu me renvoyais un regard plein d’étoiles?

Nous avons pris du temps pour nous, 3 jours de pur bonheur,

Je n’oublie pas ces instantanés, toi aidant ce jeune et encombré papa à monter les marches d’un métro inadapté aux poussettes d’enfant (la sienne étant en plus largement chargée de paquets)…et souriant lorsque je te faisais remarquer que tu étais en train de t’entraîner pour les prochains mois…toi portant en haut d’autres marches, d’une autre station, une lourde valise appartenant à une pauvre dame « doublée » par des cohortes de messieurs bien peu galants…toi exigeant pour moi la table la plus à l’écart du bruit et le siège le plus confortable…toi veillant à remplir mon verre (d’eau, soupirs….), à me servir de garde du corps dans la cohue du marché de Noël sur les Champs, à veiller sans cesse à ce que je ne risque pas de glisser sur la pavé mouillé…

A toi qui ne comprends pas toujours pourquoi je t’aime autant, à toi qui sembles si ému quand je te dis  « merci » pour ce séjour empli de lumières…Je voudrais dédier ces mots que je trouve si à propos… « Les amoureux sont comme les somnambules, ils ne voient pas seulement avec les yeux, mais avec le corps tout entier ». Jules Barbey d’Aurevilly.


Prière…

Il y a des chansons que l’on aime, des textes que l’on apprécie d’entendre…Cette chanson-là fait partie de mes préférées, et en lisant les paroles je me suis souvent dit qu’elle avait dû être écrite par ce merveilleux soumis qui est le Mien…

« Dante’s prayer », Loreena McKennitt.

« La prière de dante »

When the dark wood fell before me
And all the paths were overgrown
When the priests of pride say there is no other way
I tilled the sorrows of stone

I did not believe because I could not see
Though you came to me in the night
When the dawn seemed forever lost
You showed me your love in the light of the stars

Cast your eyes on the ocean
Cast your soul to the sea
When the dark night seems endless
Please remember me

Then the mountain rose before me
By the deep well of desire
From the fountain of forgiveness
Beyond the ice and the fire

Cast your eyes on the ocean
Cast your soul to the sea
When the dark night seems endless
Please remember me

Though we share this humble path, alone
How fragile is the heart
Oh give these clay feet wings to fly
To touch the face of the stars

Breathe life into this feeble heart
Lift this mortal veil of fear
Take these crumbled hopes, etched with tears
We’ll rise above these earthly cares

Cast your eyes on the ocean
Cast your soul to the sea
When the dark night seems endless
Please remember me…

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Quand le bois sombre est tombé devant moi
Et que tous les chemins ont été envahis
Quand les prêtres de fierté disent qu’il n’y a pas d’autre moyen
J’ai extrait les douleurs de la pierre

Je ne croyais pas parce que je ne pouvais pas voir
Bien que vous êtes venue à moi dans la nuit
Quand l’aube semblait perdue à jamais
Vous m’avez montré votre amour à la lumière des étoiles

Fixez vos yeux sur l’océan
Jetez votre âme à la mer
Quand la nuit noire semble sans fin
S’il vous plaît souvenez-vous de moi

Puis la montagne se dressa devant moi
Par le puits profond du désir
De la fontaine du pardon
Au-delà de la glace et du feu

Fixez vos yeux sur l’océan
Jetez votre âme à la mer
Quand la nuit noire semble sans fin
S’il vous plaît souvenez-vous de moi

Bien que nous partageons cette voie humble, seuls
Combien est fragile le cœur
Oh donnez à ces pieds d’argile des ailes pour voler
Pour toucher le visage des étoiles.

Respirez la vie dans ce cœur faible
Soulevez ce voile mortel de la peur
Prenez ces espoirs émiettés, gravés avec des larmes
Nous surmonterons ces soucis terrestres

Fixez vos yeux sur l’océan
Jetez votre âme à la mer
Quand la nuit noire semble sans fin
S’il vous plaît souvenez-vous de moi…


Dignes…

Que nous soyons grandes, petites, minces ou rondes…

Que nous ayons 30, 40, 50 ans ou plus encore…

Que nous soyons du Sud, du Nord, désert aride ou terres fécondes…

Que nous soyons douces et fragiles, ou que nous ayons le Diable au corps…

Les Dames sont des femmes pleines de caractère, de rêves, de désirs forts, Elles mènent souvent seules la barque de leur vie…Elles ne méritent pas autant de solitude, mais sans doute est-ce le prix à payer pour autant de dignité


Enchaîné…

Certains pensent que les chaînes sont trop lourdes à porter,

Bien qu’ils s’en inventent tous les jours, sans même en avoir conscience…

On s’enchaîne à son travail,

A ses addictions,

A un être que l’on regarde à peine…

On passe sa vie à se dire libre,

Et pourtant…des chaînes, on s’en crée, on s’en défend,

Mais on s’étouffe, on s’asphyxie lentement, on s’éteint et on en meurt à petits feux.

Mais en BDSM, les chaînes…

On y aspire,

On les réclame, même en silence,

Car on sait que c’est l’aspect visible de l’iceberg qui contient tout l’Amour de l’Autre…

Un jour on comprend qu’elles sont belles,

Qu’elles nous manquent si on nous les enlève,

Qu’elles nous rassurent, nous magnifient,

Et nous rappellent combien on prend soin de nous…

Enchaîné…

« J’aime la Femme qui par ses caresses me montre combien Elle m’aime… j’aime ma Maîtresse, qui est dure, exigeante, qui me pousse hors de moi-même… Car je sais que c’est de l’Amour ».

dante.

Ne sont-ce pas là les plus belles chaînes?

 


Traces…

Quand je craque une allumette, souvent ton regard vacille…

C’est étrange, je ne peux voir une bougie sans penser à ces moments si étranges que nous partageons tous deux.

J’ai toujours été fascinée par la flamme qui danse, l’odeur de la cire qui fond, la chaleur parfois insoutenable de ce liquide que je faisais couler sur mes doigts…

Enfant, j’ai souvent été grondée pour avoir « joué avec le feu ». J’ai abîmé des nappes, des meubles, des tapis. J’éprouvais un malin plaisir à allumer chaque bougie que je pouvais trouver, et dire que j’ai gardé ce plaisir est en-dessous de la vérité.

J’aime profiter d’un moment de calme, quand je te sens en osmose, pour décorer ta peau de gouttes de cire. Les laisser couler, larmes chaudes, dessiner, en une toile pointilliste, mon envie de te surprendre.

Association de parfums…ta peau, odeur de cire, fumée douce et âcre à la fois lorsque je décide que cela suffit, et que je souffle la flamme.

Commence alors une autre danse, celle du stylet…qui glisse sur ton corps, pour en décoller les gouttes figées en petits macarons, les lignes gourmandes qui t’ornent le dos, les reins, les fesses…

Parfois la pointe du stylet dessine d’autres traces, ta peau tendre en garde d’autres marques, et même s’il t’arrive de geindre, « pour la forme », c’est toi qui les jours qui suivent m’en parle avec désir…

Lignes bleues, lignes rouges, meurtrissures, ecchymoses, traces de N/nos folles nuits…

dante..Ma toile vivante…


Dans la bulle…

Une autres soirée si particulière…

Oui, tu fus à l’heure, et c’est avec un réel plaisir que je t’ai préparé, jouant de la tondeuse, du rasoir, pour faire place nette là où j’aime voir ta peau nue, totalement nue…l’humiliation se mêle au plaisir, dis-tu, et c’est l’esprit dans les nuages, déjà, que nous dînerons ensemble.

Comme à chaque fois, tu exultes de recevoir tes attaches, ton collier, ces objets de cuir et de métal qui sont l’aspect visible de ta condition, de tes choix auprès de Moi.


La punition n’est pas de mise, mais comment résister aux plaisirs de ta chair qui chauffe, qui s’échauffe, se colore, se zèbre sous la morsure du martinet, celui de daim, celui de cuir…les brins virevoltent, c’est une danse qui nous unit, et qui nous rapproche, une fois de plus.

Même si, pauvre chose, le fouet court sera pour toi une épreuve, certes pas neuve, mais que tu redoutes tant. Et voilà ton corps qui se cambre, qui se révolte, tu rugis, tu rues, pourtant entravé sur la croix à laquelle tu rêves si souvent.

Il faudra que je me fâche, et c’est alors la honte de m’avoir montré un soupçon de révolte qui t’étreint. C’est pourtant apaisé que je te libèrerai, et tes mots se feront excuses, demande de pénitence, pour avoir osé plus que je n’en accepte. Mais je te sais imparfait, Ma chose, comme chaque être humain. Et le chemin est long, infini, ces écueils sont autant de possibilités de te voir grandir et abdiquer. Abdiquer…ce que tu feras, lorsque ton corps se fera toile vierge sur laquelle je déposerai de longues larmes de cire, qui recouvriront ton corps, et que j’ôterai de la pointe de ce stylet qui ne me quitte jamais…

Il y a tant de choses à faire, tant d’inconnu à parcourir. Puisque tu fus rugissant, je te briderai, sous ce masque de latex qui dormait dans mon coffre depuis cette belle balade en Boulonnais. Il est temps de lui faire découvrir ton visage, de l’y attacher fermement.

Respiration contrôlée, souffle profond, j’entends l’air qui entre et ressort, ta peau frissonne, tu entres dans une nouvelle bulle, une bulle inconnue, que je surveille, que je guide du son de ma voix, du bout des lanières de cuir qui t’étreignent à nouveau. De loin, on nous observe, en silence…

Ce corps qui vibre, c’est le tien, tout comme le mien il bouillonne, nous irons loin, séparés par une enveloppe de cuir, de latex, mais pourtant si unis…

C’est un nouveau voyage, sur ton corps, une nouvelle carte faite de lignes, de traces qui rougiront, puis bleuiront jour après jour, et que tu regardes dans le miroir dès notre retour. Oh, je t’entends bien lorsque tu t’étonnes, que tu te surprends à « accepter ». Mais je vois aussi cette lueur dans tes jolis yeux, Mon dante. Elle ne te quittera pas de tout ce beau dimanche que nous passerons ensuite, lovés l’un contre l’autre, pour partager des heures de repos bien méritées…pour N/nous deux.

Merci pour tous ces moments qui sont uniques et qui nous appartiennent…